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La Fondation Huhomiste  

Grégoire Ferland Présente

Tout commence par un Rêve.

30 juillet 2022, 20 hr.  164 St.Jacques, East Angus

Grégoire Ferland a transformé l’ancienne église d’East Angus en atelier et galerie d’art. Entre les murs de ce lieu singulier, il présente cette année son plus récent projet.

Les danseurs vont interpréter le thème accompagné de musique

L’échelle est le symbole par excellence de l'ascension et de la valorisation, se rattachant à la symbolique du rêve. Elle indique une ascension graduelle et une voie de communication. Il y a dans l'échelle une idée d'élévation par ses propres moyens. Ce message est positif dans la mesure où le rêveur, même s'il peine, gravit les échelons. Il est assuré de monter des degrés dans la hiérarchie de sa vie.

Le symbolisme de l'échelle peut être initiatique car les premiers échelons étant en bas, le rêveur qui monte des degrés est informé qu'il quitte une zone inférieure pour atteindre les échelons supérieurs. S'il manque des barreaux ou que l'échelle est instable il est signalé au rêveur que le moment n'est pas encore arrivé de sa stabilité et que des oscillations entre ses idées et ses possibilités l'empêcheront d'être réellement équilibré et surtout de progresser.

Si le monde était parfait, nous n’aurions pas besoin de le rêver. De même, si nous n’étions pas en quête d’un idéal, le rêve n’aurait aucune raison d’être. Les rêves nous montrent la direction et le sens, sans forcément que nous en ayons une claire conscience sur le moment. Le cœur trouve souvent ce que l’intelligence met du temps à comprendre.

Les rêves de nuit et de jour sont d’autant plus intéressants qu’ils appartiennent au processus de la création. Ils jouent un rôle majeur dans l’évolution de l’homme. Ils nous renseignent sur nos besoins profonds. Le rêve devient ainsi un guide vigilant. Pour entrer dans les temps fabuleux, il faut être sérieux comme un enfant rêveur.
Toutes les nuits, le rêveur recommence le monde.

Danseurs acrobates

Simon Durocher-Gosselin                                                      Marc Benazet

10 septembre 2020 Mis à jour le 12 septembre 2020 à 10h30

 

L’instantanéité d’esprit de Grégoire Ferland

 

SABRINA LAVOIE

La Tribune

« Ici repose la jouissance de l’esprit », peut-on lire en entrant dans la nouvelle Galerie d’art Cookshire-Eaton, où seront exposées jusqu’en décembre les œuvres de Grégoire Ferland. Celui qui est à la fois poète, sculpteur et peintre y présente deux séries distinctes d’œuvres d’art, qui se complètent sur le thème Les fantômes de l’inconscient.

Alors que des peintures sur toile tapissent les murs intérieurs du bâtiment historique, des sculptures de polystyrène ensevelies d’aluminium forment une croix au centre du vaste espace. « Dictature, balade, méditation, amour, voyage, interrogation et chemins intérieurs » sont quelques-uns des titres donnés aux « fantômes » de Grégoire Ferland.

« Dans l’inconscient, il y a une mémoire intérieure, comme un fantôme qui dort, qui se traduit par le pinceau de l’âme. Il n’y a pas de tricherie et aucune pensée préconçue. C’est la main qui transfère l’émotion du moment. Le résultat est instantané et correspond à une énergie, une époque précise », raconte l’homme « natif des montagnes » de Saint-Anges, en Beauce.

Toutefois, il est hors de question pour Grégoire Ferland de révéler la nature de ces « fantômes » que l’on retrouve dans chaque détail de ses œuvres. « C’est aux autres de me dire ce qu’ils ressentent. C’est à eux de transporter leurs propres images et leurs émotions sur ce qu’ils voient. Le but n’est pas de donner un sens aux pièces présentées, mais plutôt que ceux qui les regardent les interprètent à leur façon », mentionne l’artiste multidisciplinaire.

De 1980 à 2010

Parmi les nombreuses œuvres entreposées au sous-sol de son atelier d’une ancienne église d’East Angus, Grégoire Ferland a choisi d’exposer une série de peintures créées en 2010 ainsi que des sculptures de polystyrène conçues dans les années 1980, puis envoyées à la fonderie en 2019.

« Je trouve que les deux séries se complètent bien malgré le temps qui s’est écoulé entre les deux. Elles cachent chacune, de manières différentes, plusieurs images qu’il faut prendre le temps d’explorer et d’analyser », raconte celui qui a notamment habité près de dix ans en Colombie, où il a développé un intérêt pour l’écriture.

L’exposition Les fantômes de l’inconscient est accessible tous les dimanches, de 10 h à 16 h, à la nouvelle Galerie d’art Cookshire-Eaton, située au 125, rue Principale Ouest, en plein cœur du village. Des visites individuelles peuvent également être organisées en tout temps avec le propriétaire de l’endroit, Gilles Denis, ou encore avec l’artiste selon ses disponibilités.

Cookshire-Eaton, le 24 août 2020 – La Galerie d’Art Cookshire-Eaton lancera le 6 septembre prochain l’exposition Les Fantômes de l’inconscient de Grégoire Ferland. L’exposition rassemblera des sculptures et des peintures de l’artiste de réputation international établit à East Angus depuis plus de dix ans. Ce sera aussi l’occasion pour la Galerie de lancer officiellement c’est nouvelle salle d’exposition ayant déménager ces locaux dans le Victoria Hall situé au 125 rue Principale Ouest à Cookshire-Eaton. Le Victoria Hall est un bâtiment patrimonial a été construit en 1875 et après avoir servi de théâtre, cinéma, salle de réception du village le bâtiment a été fermé a été fermé au public pendant presque qu’un demi-siècle. Le bâtiment a été restaurer et réouvert au public grâce au mécéna de Gilles Denis et de sa famille.

 

L’exposition sera ouverte tous les dimanches de 10h à 16h pour une durée indéterminée pour le moment.

Grégoire Ferland

 

L’obscurité habille la lumière et enrobe les figures et les formes qui imprègnent les tableaux récents de Grégoire Ferland. Les nuits que peint l’artiste servent de fond à ses toiles ou à ses feuilles de papier. Qu’elles soient noires ou grises ou bleues ou verdâtres ou rougeoyantes, les nuits justifient toujours l’éclairage de lignes surgies de taches ou de traînées sombres.

 

C’est donc une peinture de l’étrangeté que produit Grégoire Ferland. En définitive, l’artiste propose des espaces qui relèvent, au gré du regard, du genre paysage, du genre portrait ou aux deux genres en même temps tant les éléments de ses compositions semblent solidaires, tant ils paraissent soudés au lieu où ils évoluent. Cette coïncidence fond et forme, permet une pluralité d’interprétations et beaucoup de rapprochements : ceux justement auxquels un voyageur se livre dans le saisissement d’un environnement étranger.

 

Les Fantômes de l’inconscient

 

Les artistes sont les témoins de l’époque qu’ils vivent.

Ils laissent parler les émotions du moment.

Ce sont les fantômes de chacun qui trace des lignes et des formes,

Ils expriment la chair de notre société

Ce n’est pas des reproductions d’objet, nous avons des caméras à cette effet.

L’artiste traduit de sa main libre chaque vérité belle ou non.

À sa propre façon il signe un monde dans lequel il partage le quotidien.

Depuis les grottes de Lascaux l’humain a toujours gravé

Sa manière de vivre réelle et émotive.

 

Dans cette expo deux formes d'expression, la sculpture; cette fois l'aluminium, une série des années 80 conçu à partir de styrofoam qui 40 ans plus tard ont été à la fonderie pour que ce rêve devienne réalité.

Une série de peintures réalisée en 2010 avec une liberté proche de l’inconscient, une confiance totale dans le geste de la main relié à liberté, sans dessein ni recherche anticipée, seulement la connection directe avec l'énergie de ma personne. Le résultat est une surprise aussi grande pour moi que pour le spectateur comme de voir en marchant dans la forêt un visage formé naturellement dans un arbre.

 

Grégoire Ferland 2020

Solus, Jeanne Deslandes 2020

 

La création d’une performance dansée avec en guise d’espace de création une immense installation artistique, voilà le défi de Solus : une installation-performance sur le thème de la solitude. 

Grégoire Ferland orchestrait cet événement tenu à East-Angus, le 21 septembre 2019; il y combinait l’art pictural, l’art sculptural, la poésie et la danse; afin de créer une performance unique. 

Pour ce faire, l’événement recoupait la contribution de plusieurs artistes : Amélie Lemay Choquette (lauréate du prix Artiste dans la communauté) ainsi que Simon Durocher Gosselin pour la danse, Sébastien Croteau des Productions

Un collectif  d’auteurs pour illustrer la solitude en poésie : Sébastien Larrivée, Francine Lemay, Jerry Espalda et Jeanne Deslandes, le tout sous l’égide de l’artiste Grégoire Ferland.

Dans l’ancienne église qui lui sert d’atelier, Grégoire Ferland a monté une énorme sculpture, soit le décor qui accueillera les danseurs. Cette gigantesque sculpture de corde délimite deux immenses cubes, juxtaposés l’un à l’autre, en une représentation symbolique du thème de la solitude. Cette sculpture de corde isole chacun des artistes dans son espace propre, circonscrivant l’espace créatif réservé à chacun des danseurs, tout en les isolant l’un de l’autre en les enfermant dans une cage allégorique. De plus, cette sculpture devient un écran de projection, vous comprendrez qu’il s’agit ici concrètement d’une installation artistique puisque Grégoire Ferland pour mieux délimiter l’espace sombre qui incarcère chaque danseur dans sa solitude. Avec ce dispositif de projection, les toiles originales sont déformées par les cordes qui font office d’écran pour se dédoubler sur le mur du fond, amputées des barreaux des cages. 

 

Solus débute par l’entrée en scène des deux danseurs qui se glissent entre les cordes dans un silence total. Là-haut, sur le haut des deux cages de cordes, la projection des œuvres abstraites de Grégoire Ferland crée un effet percutant. Les œuvres projetées éclairent le sommet des cordes, ce qui permet la prison, les toiles parsemées de rayures reproduites sur le mur arrière révèlent une absence de contenu.

Soudain, une lectrice déclame un poème. La voix de la lectrice entraîne l’illumination d’un spot sur Amélie Lemay-Choquette, qui contourne d’abord l’espace lumineux, méfiante, pour ensuite l’apprivoiser et l’explorer en dansant au rythme de la poésie. Puis, la voix du lecteur laisse la danseuse figée dans l’obscurité pour entraîner l’illumination du spot ciblant Simon Durocher- Gosselin qui improvise à son tour, illustrant du geste la cadence des vers récités par cette voix masculine, ce qui donne une consistance physique au texte. La lectrice et le lecteur se relaient.

L’effet est hypnotique. Le sens des paroles évoque divers aspects de la solitude et ainsi, dans le mouvement spontané de la danse, le thème habite tout l’espace de la performance tandis que le clivage masculin-féminin sature la séquestration. La danse captive l’œil alors que, là-haut, les toiles de Grégoire Ferland défilent toujours, altérant la coloration du haut des barreaux de cordes et du mur en arrière-fond.

Cette installation-performance donne à la poésie le pouvoir évocateur du mot, tout en imposant un rythme, celui de la poésie scandée. On croirait que le temps s’arrête pour isoler l’émotion. Les corps des danseurs gracieux, expressifs et minuscules dans ce gigantesque décor à la fois sculptural et pictural évoquent par leur gestuelle un mimétisme qui réitère le propos. En fait, la polysensorialité du mouvement des danseurs, de l’enchaînement des toiles projetées et du grain des voix agit pour émettre une onctueuse dose d’affects. La relation poreuse entre le mot signifiant et l’esthétique du geste culmine en une signification totale d’une subtile sensorialité, laquelle se métabolise en une émouvante fusion d’impressions.

 

L’ensemble des évocations de la solitude représenté dans le mouvement des danseurs mobilise un engagement corporel de la part des spectateurs, c’est pourquoi la performance se vit intensément dans le corps, elle est fortement incarnée. Elle fait vibrer la chair de l’auditoire. En raison du silence des personnages/danseurs et en raison de la profusion de mots émis par les lecteurs, l’effet d’ensemble fait en sorte que les mots percent l’espace des deux solitudes, comme si on entendait les pensées de chacun des personnages isolés dans sa cage. De plus, comme le propos non verbal du mouvement amortit le rythme de la déclamation, unifiant le mouvement au concept, jouxtant l’incarné à la poésie, c’est ici avant tout le corps qui porte le sens. C’est d’abord dans la fluidité de l’énergie du geste, et seulement ensuite dans le chevauchement des strates poétique, sculpturale et picturale que s’articule en affect, une mécanique de la préhension, soit un mécanisme qui canalise le ressenti de la gestuelle vers une lecture incarnée dans le corps de chaque spectateur. Solus a su déstabiliser son auditoire en insufflant une forte dose d’affect à l’expressivité corporelle de deux êtres isolés chacun dans sa cage de solitude, une cage tout à la fois virtuelle et picturale. Cet acte performatif direct, de nature préhensile, nous entraîne sur l’ultime rebord de la falaise vertigineuse de la solitude.

 

C’est sous le mode cognitif de la préhension que la symbolique du geste et la compréhension du texte se relaient en un événement total. Cette préhension origine dans la gestuelle improvisée du mouvement des danseurs laquelle, aux yeux du spectateur, devient le

fondement de la communication, en une intériorisation du thème de la solitude, volontaire ou subie. Dès lors, chaque spectateur est convié à une promenade imaginaire dans la cage de la solitude, laissant de côté le raisonnement pour passer directement du geste vers l’émotion. Il en résulte une magnifique performance jaillissant du professionnalisme d’Amélie Lemay Choquette et de Simon Durocher Gosselin.

Avec cette œuvre tentaculaire, Grégoire Ferland parvient à toucher son spectateur en l’enfermant dans une solitude éphémère, mais puissante. C’est ainsi qu’il pousse les frontières de sa démarche intuitionniste. L’aspect performance de cette prestation pluridisciplinaire dénote l’aboutissement d’un artiste au sommet de son art. Car pour Grégoire Ferland, l’art c’est d’abord l’autonomie de la matière qui se révèle et fait surface selon l’intuitivité du geste de l’artiste. L’art devient alors une manière de capter ce qui vibre autour de soi et de s’en inspirer. Il suffit donc de s’y ouvrir pour que les médiums exploités s’expriment spontanément, car l’art doit en premier lieu donner accès à l'intuition tant lors de la création que lors de la réception. Ainsi, la performance improvisée devient-elle le vecteur de cette spontanéité qui a pour but de provoquer une descente absolue en soi. Or, cette descente sous le thème de la solitude vient taquiner la force psychique de l’auditoire pour susciter des révélations sur soi-même, selon les textes qui nous parlent le plus, et parfois même il arrive que, selon notre prise de position, l’effet résultant engendre un constat sur la société actuelle.

Grégoire Ferland donne le plein pouvoir à la spontanéité, mais il le fait ici tout en signant cette œuvre de sa plume. L’idée de mutiler son œuvre picturale sur une de ses pièces sculpturales impose la signature de l’artiste au sein du décor de cette performance qui se crée organiquement en improvisant de la danse sur des textes récités.

Jeanne Deslandes, 2020

Pour citer cet article :

Iter : Deslandes, Jeanne. « Solus de Grégoire Ferland », Cinémastodonte, volume 5, automne 2020, p.22-26.

APA

Deslandes, J. (2020). Solus de Grégoire Ferland. Cinémastodonte, 5, 22-26.

Chicago

Deslandes, Jeanne. « Solus de Grégoire Ferland ». Cinémastodonte 5, (2020) : 22-26.

LA TRIBUNE, SHERBROOKE, QC.​

Sculpter à coup de draps et de résine

Tommy Brochu 

La Tribune

Après être passées à New York, Toronto et San Salvador, les œuvres de Grégoire Ferland se retrouvent maintenant à la Maison des arts et de la culture de Brompton. L’artiste sculpteur, peintre et poète dévoile Tegumentum, sa nouvelle exposition qui regroupe ses trois médiums fétiches. 

Le mot latin tegumentum, qui signifie « ce qui couvre ou ce qui enveloppe », a été exploité par l’artiste, qui s’est inspiré de la peau pour monter son exposition. « On sait le rôle que joue la peau chez l’être humain, décrit-il. C’est la présence, notre rapport à l’autre. C’est notre première approche. Si on enlève la peau, ça ne marche plus, on a un choc. »

Que pense-t-il de son exposition? « C’est complet. Travailler avec une équipe, c’est intéressant. En même temps, une exposition, c’est de sortir de l’atelier. On ne peut pas faire un montage dans l’atelier. On ne voit pas les œuvres, on fait une peinture et elle s’en va en arrière ou dans un coin. L’exposition offre la possibilité de les sortir et les mettre dans un monde. Pour l’artiste, c’est une découverte. Les œuvres se parlent entre elles », analyse le natif de Saints-Anges.

S’il sculpte habituellement le métal, M. Ferland a changé de matériaux pour cette exposition. « C’est un gabarit de bois et ce sont des draps en coton trempés dans la résine. Ils sont essorés et drapés. Ça prend environ une douzaine d’heures avant que ça durcisse. Moi, je fais toujours ça par période. Les toiles par exemple, si je fais une série, je vais en faire 30. À 30, je suis épuisé, je n’ai plus d’énergie, j’arrête. J’ai vidé le jus et je passe à autre chose. Tu as une adrénaline, si tu la laisses tomber, tu ne la retrouveras pas », explique-t-il, ajoutant qu’une dizaine d’années de travail se retrouvent actuellement à la Maison des arts et de la culture. 

Pour sculpter et peindre, M. Ferland se laisse guider par son inspiration. « Je ne travaille pas sur des dessins, je pars toujours de rien », assure l’artiste.

Celui qui habite maintenant à East Angus en est à sa première grosse exposition en Estrie. « On a regroupé différentes œuvres, de la sculpture, de la peinture et des textes et on a fait comme un montage, un scénario », résume-t-il. 

« C’est un gabarit de bois et ce sont des draps en coton trempés dans la résine. Ils sont essorés et drapés », explique Grégoire Ferland. 

L’exposition Tegumentum se tient jusqu’au 2 juin.

 

L’exposition Tegumentum de l’artiste Grégoire Ferland est présentée à la Maison des arts et de la culture de Brompton jusqu’au 2 juin. 

15 avril 2019 Mis à jour le 14 avril 2019 à 19h39  

 

https://www.latribune.ca/arts/sculpter-a-coup-de-draps-et-de-resine-8e6aa544970fa0ed2cec3d07b015d36e

 

Vernissage 14 avril,

14h 2019

Tegumentum

Grégoire Ferland

En latin — Tegumentum — signifie ce qui couvre ou ce qui enveloppe. À travers une série maitresse de sculptures, Grégoire Ferland trace un parallèle avec la peau; cette enveloppe qui exerce de multiples fonctions nécessaires à la survie de l’individu et qui conserve, à la manière d’un manuscrit, les brouillons raturés, grattés et surchargés, d’une écriture originaire. Au fil des ans, rares sont les médiums et procédés de création qu’il n’a pas maîtrisé. En plus des sculptures, l’exposition propose également des toiles grand format, des œuvres numériques et des poèmes tirés de ses derniers recueils. Les différentes séries présentées ont ceci en commun: elles parlent du lieu, de l’espace, de l’identité, du corps, de l’esprit humain et surtout de l’instinct.

Né à Saints-Anges au Québec, Grégoire Ferland mène une double carrière de peintre et de sculpteur depuis une trentaine d’années. Libre-penseur et autodidacte, il a toujours été animé du désir de créer et de s’exprimer par les arts. Au fil des années, il a produit une œuvre prodigieuse tant par la quantité que par la diversité et la qualité. En plus de nombreuses expositions individuelles et collectives à Toronto, Montréal et Québec, il a aussi exposé à New York, avec le groupe des 14 Sculptors, puis au Mexique, à San Salvador et à Bogota, où il a vécu une dizaine d’années. Grégoire Ferland a progressivement transféré son atelier de Montréal vers East Angus entre 2006 et 2008. Cette ancienne église qu’il a nommé la Fondation Huhomiste, lui sert d’atelier, de galerie d’art et de résidence d’artistes. 

 

https://www.latribune.ca/arts/sculpter-a-coup-de-draps-et-de-resine-8e6aa544970fa0ed2cec3d07b015d36e​​​​​​​

Le journal Le Haut-Saint-Francois

 

ActualitésArts et culture

Vernissage de Grégoire Ferland

6 août 2018, 14 h 44 min6 août 2018, par: Jean-Marc Brais

 

L’artiste et auteur Grégoire Ferland avait récemment convié la population à une double soirée de lancement et de vernissage à son atelier de la rue St-Jacques à East Angus. Il dévoilait pour l’occasion l’installation Armoires du temps de même que le recueil de poésie Flamme allumée dans la neige.

Armoires du temps consiste en trois espaces représentant chacun une époque distincte. Le premier est la grande aire dans laquelle se trouvent ce que M. Ferland appelle ses «dinosaures». Les structures métalliques géantes peuvent également rappeler une molécule. Le visiteur est alors dans la préhistoire, quand le territoire était infini.

Les deux prochains espaces sont délimités par des centaines de cordes suspendues à une dizaine de mètres du sol. Le résultat peut rappeler une prison, voire un mur. Les cordes laissées lousses forment autant de lignes parallèles sans jamais se toucher. « C’est comme nous, les êtres humains », évoque Grégoire Ferland. « On est des millions, mais on ne se rencontre pas. Mais ils sont là. On vit en parallèle. »

Le second espace consiste au passé récent, celui de nos ancêtres. Des masques témoignent de la présence humaine, auxquels on a joint des objets aujourd’hui tombés en désuétude : un fanal à l’huile antique, des chandelles, une bâche en toile. On y retrouve également de la nature comme le bois et le foin.

Des miroirs emplissent le dernier espace. De loin, il ne semble rien y avoir. En arrivant sur place, on peut croiser sa réflexion. On se sait alors présent. À cet endroit, le plancher est recouvert de miroirs. En s’approchant du «gouffre», une impression de vide s’empare de nous alors qu’on ne voit que la réflexion lointaine du plafond déjà haut d’une vingtaine de mètres. La distance observée vient doubler la mise.

L’artiste vient résumer. « Il y avait ces trois choses-là qui m’intéressaient : les dinosaures avec le grand espace, notre passé et notre présent. Mais avec des parallèles. » Lors du vernissage, M. Ferland est là pour parler de sa démarche, sans entrer trop dans les détails. « On explique, mais il faut que les gens se laissent aller. Il faut pas tout dire non plus. Il y en a qui voient autre chose. » La signification que donnent les observateurs est en fait très personnelle lorsqu’il s’agit d’œuvres abstraites. « Je suis toujours énormément surpris de la vision du spectateur. […] Quand tu regardes, tu construis. Puis quand tu construis, l’œuvre t’appartient. »

Celui qui est également auteur profite de l’occasion pour lancer son troisième recueil de poésie intitulé Flamme allumée dans la neige. L’ouvrage succède à L’âme ne dort pas, paru l’année dernière, et à Huhommiste qui date de 1984. Ses deux dernières œuvres sont publiées par la maison Alea Poetik, dirigée par sa fille. Une toile de M. Ferland vient illustrer la couverture. La peinture originale, qui fait environ trois mètres de largeur, est exposée sur le mur de l’ancienne église.

Grégoire a progressivement transféré son atelier de Montréal vers East Angus entre 2006 et 2008. Ses locaux actuels lui servent d’atelier et de galerie d’art.

Grégoire Ferland

  • Armoires du temps

 

L'armoire du temps est un travail ambitieux, une réflexion sur notre place à l'infini...

Grégoire Ferland est un artiste inhabituel pour le XXIe siècle. Il réfléchit sur l'époque dans laquelle nous vivons et sur la propre production de l'artiste dans le monde dont nous faisons partie, mais contextualise dans une matrice de tous les temps. La vision particulière de Ferland a été vue depuis de nombreuses décennies, et toutes ses œuvres font partie intégrante de la vie elle-même, qu'elle soit produite au Mexique, en Amérique centrale, à New York, ou au Québec et au Canada. Des exemples antérieurs de travaux connexes sont une installation à grande échelle faite à la Fondation Angel Orensanz à New York et une autre au complexe du canal à Montréal. Le premier avait des structures à tube long ressemblant à des insectes ou des animaux qui occupaient l'espace, des extrapolations sur notre relation à notre propre histoire sur la terre. Les structures tubulaires dans le nouveau spectacle sont des insectes comme les envahisseurs de l'espace, ou ce que Ferland appelle «dinosaures» une allusion abstraite à la libre gamme maintenant disparu espèces d'une époque qui a passé.

 

La structure verticale qu'il a créée joue de l'architecture de cette ancienne église. Il suggère un confinement avec ses lignes blanches verticales. Composé de corde le récipient semble presque illusoire, comme si c'était une condition que nous avons nous-mêmes mis à la condition humaine. Il y a un assemblage avec des balles carrées de foin. En plus de ces derniers, nous voyons bronze "masques" des ancêtres. Ferland qui est l'auteur de deux livres de poésie, intuitionnisme (2017) et flamme alumée dans la neige (2018) présente une allusion poétique à la vie, la façon dont nous sommes pris dans le temps, avec une conscience du passé et un sens de notre état actuel. Le référencement agricole, le sens de l'histoire tel qu'il a été conçu dans le passé, comme celui qui implique la permanence et la mémoire, est compensé par les branches d'arbres tombées adjacentes à cela. Couverte de tissu, comme si la forme était elle-même un corps, ces formes font référence à la culture indigène, et sa chute avec l'arrivée des nouveaux immigrés dans l'ère coloniale.  À la fin d'une branche une lampe à kérosène suspendue. Il est allumé, irradie de la lumière.  La lampe offre un certain sens de l'espoir au milieu d'une scène autrement dévastatrice.

 

Aussi à l'intérieur avec le cordon comme "conteneur" ces verticale "larmes", nous voyons une section composée de miroirs qui reflètent la lumière et d'étendre un sens de l'espace. Il semble infini, mais à l'intérieur il ya une forme de miroir à l'échelle humaine qui se tient déguisé dans cet espace. L'échelle et la liquidité temporelle de cet espace défie les autres sections référençant le passé, avec une échelle et l'anonymat qui projette un sens du vertige.

Le titre de cette installation lui-même suggère l'intimité, un lieu de tranquillité et de réflexion où nos associations et notre relation à l'expérience personnelle se fusionnent. Comme la dernière vidéo de David Bowie, produite quand il était au courant de sa mort imminente, où Bowie grimpe dans et une armoire, pour ensuite fermer la porte-disparition, le dernier ouvrage de Grégoire Ferland comprend une vue d'ensemble de la vie de l'artiste, son expérience, tout cela contextuelle pour faire référence à son histoire familiale dans la sphère plus large de l'humanité. Grégoire Ferland a attrapé une parcelle de temps, un morceau d'espace

 

John K. Grande

LA TRIBUNE, SHERBROOKE, QC.​

Sculpter à coup de draps et de résine

Tommy Brochu 

La Tribune

Après être passées à New York, Toronto et San Salvador, les œuvres de Grégoire Ferland se retrouvent maintenant à la Maison des arts et de la culture de Brompton. L’artiste sculpteur, peintre et poète dévoile Tegumentum, sa nouvelle exposition qui regroupe ses trois médiums fétiches. 

Le mot latin tegumentum, qui signifie « ce qui couvre ou ce qui enveloppe », a été exploité par l’artiste, qui s’est inspiré de la peau pour monter son exposition. « On sait le rôle que joue la peau chez l’être humain, décrit-il. C’est la présence, notre rapport à l’autre. C’est notre première approche. Si on enlève la peau, ça ne marche plus, on a un choc. »

Que pense-t-il de son exposition? « C’est complet. Travailler avec une équipe, c’est intéressant. En même temps, une exposition, c’est de sortir de l’atelier. On ne peut pas faire un montage dans l’atelier. On ne voit pas les œuvres, on fait une peinture et elle s’en va en arrière ou dans un coin. L’exposition offre la possibilité de les sortir et les mettre dans un monde. Pour l’artiste, c’est une découverte. Les œuvres se parlent entre elles », analyse le natif de Saints-Anges.

S’il sculpte habituellement le métal, M. Ferland a changé de matériaux pour cette exposition. « C’est un gabarit de bois et ce sont des draps en coton trempés dans la résine. Ils sont essorés et drapés. Ça prend environ une douzaine d’heures avant que ça durcisse. Moi, je fais toujours ça par période. Les toiles par exemple, si je fais une série, je vais en faire 30. À 30, je suis épuisé, je n’ai plus d’énergie, j’arrête. J’ai vidé le jus et je passe à autre chose. Tu as une adrénaline, si tu la laisses tomber, tu ne la retrouveras pas », explique-t-il, ajoutant qu’une dizaine d’années de travail se retrouvent actuellement à la Maison des arts et de la culture. 

Pour sculpter et peindre, M. Ferland se laisse guider par son inspiration. « Je ne travaille pas sur des dessins, je pars toujours de rien », assure l’artiste.

Celui qui habite maintenant à East Angus en est à sa première grosse exposition en Estrie. « On a regroupé différentes œuvres, de la sculpture, de la peinture et des textes et on a fait comme un montage, un scénario », résume-t-il. 

« C’est un gabarit de bois et ce sont des draps en coton trempés dans la résine. Ils sont essorés et drapés », explique Grégoire Ferland. 

L’exposition Tegumentum se tient jusqu’au 2 juin.

 

L’exposition Tegumentum de l’artiste Grégoire Ferland est présentée à la Maison des arts et de la culture de Brompton jusqu’au 2 juin. 

15 avril 2019 Mis à jour le 14 avril 2019 à 19h39  

 

https://www.latribune.ca/arts/sculpter-a-coup-de-draps-et-de-resine-8e6aa544970fa0ed2cec3d07b015d36e

 

Vernissage 14 avril,

14h 2019

Tegumentum

Grégoire Ferland

En latin — Tegumentum — signifie ce qui couvre ou ce qui enveloppe. À travers une série maitresse de sculptures, Grégoire Ferland trace un parallèle avec la peau; cette enveloppe qui exerce de multiples fonctions nécessaires à la survie de l’individu et qui conserve, à la manière d’un manuscrit, les brouillons raturés, grattés et surchargés, d’une écriture originaire. Au fil des ans, rares sont les médiums et procédés de création qu’il n’a pas maîtrisé. En plus des sculptures, l’exposition propose également des toiles grand format, des œuvres numériques et des poèmes tirés de ses derniers recueils. Les différentes séries présentées ont ceci en commun: elles parlent du lieu, de l’espace, de l’identité, du corps, de l’esprit humain et surtout de l’instinct.

Né à Saints-Anges au Québec, Grégoire Ferland mène une double carrière de peintre et de sculpteur depuis une trentaine d’années. Libre-penseur et autodidacte, il a toujours été animé du désir de créer et de s’exprimer par les arts. Au fil des années, il a produit une œuvre prodigieuse tant par la quantité que par la diversité et la qualité. En plus de nombreuses expositions individuelles et collectives à Toronto, Montréal et Québec, il a aussi exposé à New York, avec le groupe des 14 Sculptors, puis au Mexique, à San Salvador et à Bogota, où il a vécu une dizaine d’années. Grégoire Ferland a progressivement transféré son atelier de Montréal vers East Angus entre 2006 et 2008. Cette ancienne église qu’il a nommé la Fondation Huhomiste, lui sert d’atelier, de galerie d’art et de résidence d’artistes. 

 

https://www.latribune.ca/arts/sculpter-a-coup-de-draps-et-de-resine-8e6aa544970fa0ed2cec3d07b015d36e​​​​​​​

Le journal Le Haut-Saint-Francois

 

ActualitésArts et culture

Vernissage de Grégoire Ferland

6 août 2018, 14 h 44 min6 août 2018, par: Jean-Marc Brais

 

L’artiste et auteur Grégoire Ferland avait récemment convié la population à une double soirée de lancement et de vernissage à son atelier de la rue St-Jacques à East Angus. Il dévoilait pour l’occasion l’installation Armoires du temps de même que le recueil de poésie Flamme allumée dans la neige.

Armoires du temps consiste en trois espaces représentant chacun une époque distincte. Le premier est la grande aire dans laquelle se trouvent ce que M. Ferland appelle ses «dinosaures». Les structures métalliques géantes peuvent également rappeler une molécule. Le visiteur est alors dans la préhistoire, quand le territoire était infini.

Les deux prochains espaces sont délimités par des centaines de cordes suspendues à une dizaine de mètres du sol. Le résultat peut rappeler une prison, voire un mur. Les cordes laissées lousses forment autant de lignes parallèles sans jamais se toucher. « C’est comme nous, les êtres humains », évoque Grégoire Ferland. « On est des millions, mais on ne se rencontre pas. Mais ils sont là. On vit en parallèle. »

Le second espace consiste au passé récent, celui de nos ancêtres. Des masques témoignent de la présence humaine, auxquels on a joint des objets aujourd’hui tombés en désuétude : un fanal à l’huile antique, des chandelles, une bâche en toile. On y retrouve également de la nature comme le bois et le foin.

Des miroirs emplissent le dernier espace. De loin, il ne semble rien y avoir. En arrivant sur place, on peut croiser sa réflexion. On se sait alors présent. À cet endroit, le plancher est recouvert de miroirs. En s’approchant du «gouffre», une impression de vide s’empare de nous alors qu’on ne voit que la réflexion lointaine du plafond déjà haut d’une vingtaine de mètres. La distance observée vient doubler la mise.

L’artiste vient résumer. « Il y avait ces trois choses-là qui m’intéressaient : les dinosaures avec le grand espace, notre passé et notre présent. Mais avec des parallèles. » Lors du vernissage, M. Ferland est là pour parler de sa démarche, sans entrer trop dans les détails. « On explique, mais il faut que les gens se laissent aller. Il faut pas tout dire non plus. Il y en a qui voient autre chose. » La signification que donnent les observateurs est en fait très personnelle lorsqu’il s’agit d’œuvres abstraites. « Je suis toujours énormément surpris de la vision du spectateur. […] Quand tu regardes, tu construis. Puis quand tu construis, l’œuvre t’appartient. »

Celui qui est également auteur profite de l’occasion pour lancer son troisième recueil de poésie intitulé Flamme allumée dans la neige. L’ouvrage succède à L’âme ne dort pas, paru l’année dernière, et à Huhommiste qui date de 1984. Ses deux dernières œuvres sont publiées par la maison Alea Poetik, dirigée par sa fille. Une toile de M. Ferland vient illustrer la couverture. La peinture originale, qui fait environ trois mètres de largeur, est exposée sur le mur de l’ancienne église.

Grégoire a progressivement transféré son atelier de Montréal vers East Angus entre 2006 et 2008. Ses locaux actuels lui servent d’atelier et de galerie d’art.

Grégoire Ferland

  • Armoires du temps

 

L'armoire du temps est un travail ambitieux, une réflexion sur notre place à l'infini...

Grégoire Ferland est un artiste inhabituel pour le XXIe siècle. Il réfléchit sur l'époque dans laquelle nous vivons et sur la propre production de l'artiste dans le monde dont nous faisons partie, mais contextualise dans une matrice de tous les temps. La vision particulière de Ferland a été vue depuis de nombreuses décennies, et toutes ses œuvres font partie intégrante de la vie elle-même, qu'elle soit produite au Mexique, en Amérique centrale, à New York, ou au Québec et au Canada. Des exemples antérieurs de travaux connexes sont une installation à grande échelle faite à la Fondation Angel Orensanz à New York et une autre au complexe du canal à Montréal. Le premier avait des structures à tube long ressemblant à des insectes ou des animaux qui occupaient l'espace, des extrapolations sur notre relation à notre propre histoire sur la terre. Les structures tubulaires dans le nouveau spectacle sont des insectes comme les envahisseurs de l'espace, ou ce que Ferland appelle «dinosaures» une allusion abstraite à la libre gamme maintenant disparu espèces d'une époque qui a passé.

 

La structure verticale qu'il a créée joue de l'architecture de cette ancienne église. Il suggère un confinement avec ses lignes blanches verticales. Composé de corde le récipient semble presque illusoire, comme si c'était une condition que nous avons nous-mêmes mis à la condition humaine. Il y a un assemblage avec des balles carrées de foin. En plus de ces derniers, nous voyons bronze "masques" des ancêtres. Ferland qui est l'auteur de deux livres de poésie, intuitionnisme (2017) et flamme alumée dans la neige (2018) présente une allusion poétique à la vie, la façon dont nous sommes pris dans le temps, avec une conscience du passé et un sens de notre état actuel. Le référencement agricole, le sens de l'histoire tel qu'il a été conçu dans le passé, comme celui qui implique la permanence et la mémoire, est compensé par les branches d'arbres tombées adjacentes à cela. Couverte de tissu, comme si la forme était elle-même un corps, ces formes font référence à la culture indigène, et sa chute avec l'arrivée des nouveaux immigrés dans l'ère coloniale.  À la fin d'une branche une lampe à kérosène suspendue. Il est allumé, irradie de la lumière.  La lampe offre un certain sens de l'espoir au milieu d'une scène autrement dévastatrice.

 

Aussi à l'intérieur avec le cordon comme "conteneur" ces verticale "larmes", nous voyons une section composée de miroirs qui reflètent la lumière et d'étendre un sens de l'espace. Il semble infini, mais à l'intérieur il ya une forme de miroir à l'échelle humaine qui se tient déguisé dans cet espace. L'échelle et la liquidité temporelle de cet espace défie les autres sections référençant le passé, avec une échelle et l'anonymat qui projette un sens du vertige.

Le titre de cette installation lui-même suggère l'intimité, un lieu de tranquillité et de réflexion où nos associations et notre relation à l'expérience personnelle se fusionnent. Comme la dernière vidéo de David Bowie, produite quand il était au courant de sa mort imminente, où Bowie grimpe dans et une armoire, pour ensuite fermer la porte-disparition, le dernier ouvrage de Grégoire Ferland comprend une vue d'ensemble de la vie de l'artiste, son expérience, tout cela contextuelle pour faire référence à son histoire familiale dans la sphère plus large de l'humanité. Grégoire Ferland a attrapé une parcelle de temps, un morceau d'espace

 

John K. Grande

L’intuitionnisme tend à la récupération totale de la force psychique par la descente vertigineuse en soi, l’illumination systématique des lieux cachés et l’obscurcissement progressif des autres lieux. Apportant des révélations sur soi-même, il aide l’esprit à se mouvoir dans un monde fantasmagorique où êtres et choses prennent un aspect imprévu, insolite, et se parent d’une couleur de réalité. Derrière nos actes et nos pensées se cache quelque chose d’inconnu, rendu accessible par la liberté d’expression. Déviant la pensée du conscient, le travail automatique permet alors d’exprimer l’inconscient et l’imprudence du geste libère enfin l’expression inconsciente à travers la peinture. C’est un moyen intermédiaire de lâcher prise en transmettant la pensée autrement. Se révèle ainsi une lecture actuelle de la société par la personne devenue médium.


Gregoire Ferland ( Greg Freland)

Évènement : https://www.facebook.com/events/2137104492981977/

(crédit photo : Luc Pallegoix)

Highbridge Park

Exhibit: Oh Sit! 14 Sculptors Consider the Chair

Friday, July 3, 2015

7:00 a.m.–8:00 p.m.

This event repeats every day between 6/9/2015 and 11/8/2015.

 

Located along the esplanade leading up to the recently opened High Bridge, Oh Sit! 14 Sculptors Consider the Chair is a group exhibition of nine artists’ public artworks. In a frantic world, finding a chair can be almost impossible and settling comfortably into one can be an enormous satisfaction. Sitting in the wrong seat can cause anxiety and an even pain. Exhibiting artists Dan Bergman, Allan Cyprys, Robert Dell, Gregoire Ferland, Esther Grillo, Christina Jorge, Siena Gillann Porta, Herb Rosenberg and Chuck von Schmidt respond imaginatively to the notion of sitting or using a chair. Oh Sit! is framed as an imperative, a command—a way of asking the viewer to look and really consider the concept “chair” both objectively and subjectively.

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Vies des Arts, hiver 2012, No 225

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Parcours 2010

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Art in its natural habitat

 

Fine art's a treat at Royal Botanical Gardens, a warm respite from the weather

December 24, 2008

Naomi Carniol
TORSTAR NEWS SERVICE
Outside the trees are withered and bare. Nearby, there's an oasis where flowers mingle with art.

The Royal Botanical Gardens, just outside Burlington, is hosting two indoor art shows. The first, "SculptArt," is set in a thriving Mediterranean garden. Inspired by childlike imagination, sculptures of fairies, boats and dolls sit amidst the rich greenery.

The second show, "Earth Art," is set in a large hall filled with natural light – a welcome sight in a winter of so much darkness. Curated by well-known art critic and author John Grande, the show features six pieces by an eclectic group of Canadian and international artists.

In "Earth Art," the works vary in their subjects and media, but each belongs to the category of nature-based art, which Grande explains, refers to "sculpture in nature, made with nature." Artists in the show not only use organic materials; there's also a respect for nature inherent in their work, Grande says.

To demonstrate, consider British Columbia-based artist Michael Dennis's piece Royal Couple. The sculpture features two human-like figures carved out of cedar. They embody royalty through their majestic postures and size.

Dennis's respect for nature is evident in the material he used. The cedar comes from tree trunks discarded by a logging company. He's also careful to retain elements of the tree's shape in his sculptures so the viewers can see not only human gestures, but also gestures of the trees.

Grégoire Ferland, another Canadian in the show, also demonstrates respect for nature. His piece Kouokiao (crossing the bridge) looks like a stainless-steel bridge or scale. Cutout images of city buildings hold up a steel plank. A rock hangs from one side of the plank. Look carefully and you'll spot the moss growing on the rock that requires the sculpture to be watered daily.

Usually with a scale, the heavier side tilts down due to the weight. Yet in Ferland's hands the side of the plank where the rock hangs is lifted up, suggesting "nature is keeping it in balance," Grande says.

Other works in the show rely upon materials the artists found in the grounds of the Royal Botanical Gardens. Santiago-based artist Pilar Ovalle combined materials from the gardens with materials she found on nature walks in Chile. Her piece Venus and Marte features two smooth, wooden heads that face each other. Etched on one are images of the constellations.

The work represents "the balance between the male and female in all of us," Grande says. It also speaks to universal connections and "our place in the greater cosmology."

Like Ovalle, artist Alan Sonfist drew inspiration from the gardens. Sonfist, one of the early earth artists, is known for a piece in the 1960s where he recreated a pre-colonial forest in New York City. For the "Earth Art" show, Sonfist visited the gardens in August and took pictures of the pink-orange petals of a flower named Canna indica.

Then he created a photo-based work where the petals appear in a mandala pattern. The word mandala, which comes from Sanskrit, represents wholeness and can be a model for the structure of life. The bright pink petals in Sonfist's work are a testament to the beauty that can be found in nature – a much-needed reminder on days when the city's sidewalks are filled with slush.

Earth Art and SculptArt close on Jan 18. A new exhibit devoted to glass works opens Jan. 23. For more information http://www.rbg.ca/

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VIE DES ARTS

 

ACTUALITÉ/ PEINTURE

 

GRÉGOIRE FERLAND : 

LES SAISISSEMENTS DE LA NUIT

 

Exposition 

Grégoire Ferland

Commissaire : Antoine Blanchette

Galerie Art Mur

5826, rue Saint-Hubert

Montréal

Du 1er au 28 octobre 2003

Vernissage le 5 Octobre 13hrs.

 

L’obscurité habille la lumière et enrobe les figures et les formes qui imprègnent  les tableaux récents de Grégoire Ferland. Les nuits que peint l’artiste et qui servent de fond à ses toiles ou à ses feuilles de papier qu’elles soient noires ou grises ou bleues ou verdâtres ou rougeoyantes, les nuits justifient toujours l’éclairage de lignes surgies de taches ou de traînées sombres.

 

Sinueuses ou repliées sur elles-mêmes, les lignes que peint Grégoire Ferland  virevoltent, amorcent des spirales, signent des arabesques  ainsi elles évoquent parfois des écritures (lettres imaginaires, pictogrammes, signatures illisibles, notes de musique), parfois des excroissances végétales (tiges, lianes, racines, branchages diffus), parfois des profils d’animaux (serpents, rats, lapins, écureuils, ours, papillons géants), parfois des figures humaines (faces lunaires, sorcières, danseuses et danseurs).

 

Sans doute issues de mouvements spontanés, les images protéiformes surgies des gestes de l’artiste répondent à une volonté de théâtralisation que ne récuse pas le peintre. Cette théâtralisation n’est probablement pas étrangère à l’attraction voire à la séduction qu’exercent les œuvres de Grégoire Ferland souvent au premier regard.

 

IMPLOSION, EXPLOSION

La lumière, qu’elle soit diffuse ou qu’elle opère par trouées, a pour fonction première de projeter devant les yeux une figure qui a pour principal caractère de sembler fugitive. « La scène qui se dresse soudain devant moi, se dit tout spectateur devant un tableau de Grégoire Ferland, menace de disparaître aussitôt apparue. Je dois donc immédiatement la regarder, je dois me dépêcher de la regarder si je ne veux pas la rater. » L’artiste réussit ainsi à susciter un sentiment d’urgence chez son spectateur  -- nous sommes au théâtre, ne l’oublions pas – avec tous les symptômes qui accompagnent la femme ou l’homme pressé : accélération du rythme cardiaque, tremblements des mains, sueurs…

 

 Maître de son espace (la surface picturale), l’artiste manipule aussi le temps   tout au moins donne-t-il l’impression de le comprimer pendant qu’implosent et qu’explosent ses sarabandes de touffes, de fils, de cheveux, de crinières… dans des nuits assimilables à des bacchanales ou à des nuits de sabbat. Couleurs brossées, couleurs peignées s’étalent en longues traînées ou en touches successives. Elles contribuent parfaitement à simuler la vivacité (celle de l’éclair parfois) du passage des personnages, ainsi que la résistance qu’offrent l’air ou l’eau à leurs mouvements emportés qu’ils sont dans des tourbillons célestes ou océaniques d’un romantisme à l’éclat sombre (orages désirés).

 

LE DRAME

Urgence trompeuse. L’artiste aurait-il inventé une peinture dont le sens se donnerait spontanément ? Non. Tout au plus lui revient-il de revendiquer la maîtrise d’une illusion celle du saisissement (le mot ici a la valeur que l’on donne, par exemple, à l’illusion perspectiviste). Mais son triomphe demeure momentané puisque, se ressaisissant, le spectateur se raisonne « je sais bien, se dit-il, que les peintures de Ferland ne dérogent pas aux règles qui régissent les images fixes et qui s’appliquent à toutes les peintures du monde : j’ai donc tout le loisir de les regarder, de les examiner, d’en décortiquer la compositions, d’en déceler les mécanismes intimes propres à toucher ma sensibilité. »

 

Séduire ne suffit pas. Grégoire Ferland s’en doute bien. Artiste de son temps c’est-à-dire inscrit dans une civilisation de l’image, de la vitesse, de l’instantanéité, il produit une œuvre qui tient compte (à son corps défendant peut-être) de cette sorte d’exigence de la brièveté : tout dire en peu de mots, tout exprimer en une image à l’aide d’un minimum de signes. Elle est heureusement atténuée par le souci de rendre sensible une profondeur. Car sous la théâtralisation couve le drame.

 

L’artiste réussit à capter des figures dont il surprend et suspend l’évanescence. Figures fantomatiques, elles viennent de loin. D’où ? De sa mémoire, de lieux qui pour lui sont confinés à la nuit. Il lui est impossible de les retenir autrement qu’en les figeant et qu’en accusant leurs mouvements dans ses dessins sur papier et dans ses toiles. Il éclaire ainsi une part sombre de lui-même. Il propose de la partager. Il use du flou, de trouées éblouissantes ou d’arborescences incandescentes  pour signifier à la fois la fulgurance de la vision qui traverse son esprit (souvenir lointain peut-être aigu, douloureux, fuyant, strident…) et l’incertitude de l’image qu’il trace (approximation des acteurs, de l’endroit de l’événement évoqué, de l’heure de la nuit). Les formes (figures, marques et traces) sont volontairement tronquées comme dans un rêve ou dans un cauchemar. Un visage aux yeux clos émerge d’une étendue d’eau bleuâtre et goudronnée. Le corps (tronc et cuisses seulement) d’une femme dénudée et ensanglantée (à moins qu’elle ne soit la proie de flammes) déchire le noir de la nuit. Nous n’en saurons pas davantage. C’est au spectateur à puiser dans ses propres souvenirs ceux qui pourraient l’aider à reconstituer la scène ou bien à en envisager la suite.

 

ÉTRANGE ÉTRANGETÉ

C’est donc une peinture de l’étrangeté que produit Grégoire Ferland. En définitive, l’artiste propose des espaces qui relèvent, au gré du regard, du genre paysage, du genre portrait  (figure se détachant sur un fond) ou aux deux genres en même temps tant les éléments de ses compositions semblent solidaires, tant ils paraissent soudés au lieu où ils évoluent. Cette coïncidence fond et forme permet une pluralité  d’interprétations et beaucoup de rapprochements : ceux justement auquel un voyageur se livre dans le saisissement d’un environnement étranger.

 

                                               - 30 - 

 

NOTES BIOGRAPHIQUES

 

Grégoire Ferland mène une double carrière de peintre et de sculpteur depuis une trentaine d’années. Né à Saints-Anges, au Québec, en 1946, il vit à Bogota, en Colombie depuis 1998. Ses productions rayonnent sur les deux Amériques. Il compte des expositions individuelles et des expositions collectives au Canada (Toronto, Montréal, Québec), aux Etats-Unis (New York, New Jersey) et en Amérique latine (San Salvador, Mexique, Colombie).

LE DEVOIR

 

Le Devoir, jeudi 21 février 1991  B-3

ARTS VISUELS

Jean Dumont

 

Grégoire Ferland A New York

 

Pour la seconde fois en trois ans, Grégoire Ferland, un sculpteur de Montréal, est invité à exposer ses oeuvres à la 14 Sculptors Gallery, dans Soho, à New York

 

Réalisées dans un acier dont la peau vieillit et prend la couleur du temps, ses sculptures à l'allure fili­forme ressemblent à ces insectes aux pattes interminables et fragiles qui, dans l'aventure de chacun de

 

 leurs gestes lents, paraissent un défi aussi bien au mouvement qu'à l'immobilité. Sortes de liens entre la ma­tière inerte et la matière vivante.

Son exposition s'intitule : No Limit Inside the Limit et est d'ailleurs sous­tendue par la prise de conscience de la nécessité d'un contrat naturel de quelque sorte.

 

"Nous utilisons le pou­voir, notre puissance organisation­nelle, pour soumettre le reste de la planète à nos désirs. La vie animale, végétale et minérale n'est consi­dérée que pour le profit ...", dit l'ar­tiste dans son document de présenta­tion.

 

 Égratignant au passage, les ha­bitudes, les croyances, les religions, regrettant la peur qui se cache derrière le besoin du pouvoir et de la consommation, il

 

 veut nous convain­cre ,qu'il n'y a pas de limites au bon­heur entre les frontières de la vie et de la mort. 164, Mercer Street, New York.

THE NEW YORK TIMES, FRIDAY, JUNE 16, l989

Review/Art

Weekend

The New York Times

 

Grégoire Ferland

14 Sculptors Gallery

164 Mercer Street

Through June 24

 

Grégoire Ferland is a sculptor from Montreal whose welded metal works may make New Yorkers think a bit of Helene Brandt and a bit of Susan Rodgers. They are open works, with a touch of humor, constructed of found objects like rods and pipes. All have tunny, spindly legs, often going in different directions. "Shelter" sug­gests a dog sled or a sail. The other four sculptures are insectlike.In "Primitive Movement, " which is al­most 10 feet long, an open steel grating forms the shell of a sniffing crea­ture with the back of an enormous ar­madillo and the quills of a porcupine.

 

By MICHAEL BRENSON

By MICHAEL BRENSON

Published: June 16, 1989

Mr. Sanchez Rubio's paintings are large and essentially abstract. With their geometry and soberly festive mood, some suggest a Spanish Ross Bleckner. The surfaces are opulent, the tone dark. The objects attached to the surfaces, like gratings and spikes, bristle. These seductive works do not let anyone near. In both Mr. Sanchez Rubio's and Miss Gadea's paintings there is the possibility of a sensual yet unsparing vision. Gregoire Ferland 14 Sculptors Gallery 164 Mercer Street Through June 24

Grégoire Ferland Recent Works Galerie Espace

March 11-25, 1989

 

Grégoire Ferland's recent sculp­tures are curious personifications which seem to defy any functional interpretation of the sculptor's message. They express a simpler message which is that the fragility of life and the human spirit is threatened by the blindness of our social, political and economic "sys­tems". In looking at the way Ferland extends material mass/weight to its limits on tenuous and delicate limbs of metal rods, we feel that our rational world has been pushed to its limits and that man's more imaginative creative spirit - his dynamo - is all that is hold­ing it all together. Impulsive and unpre­dictable, Ferland is not a mythmaker or shaman, but sees his expression as inte­gral and human.

There is a sense of the resolution of the inner self with the social self in his work. This is projected through an instinctive balance between the materi­als he uses - their own inherent culture - and the way they draw out into real space. Joseph Campbell in "The Power of Myth"' illustrates man's essential identity by drawing a circle with a line through it separating the conscious and unconscious states of any human being. In the conscious region there is a square representing man's ego -his supposed centre-and below the line is a point which is our true centre -partly bio­logical and purely physical and impulsive - our creative essence. We live in an age of authority which makes it increasingly more difficult to "know oneself' in the Platonic sense, but Grégoire Ferland's art is clearly attuned to this dilemna. His expression is a search for origins within man's inner self, which is also his place within a living universe.

Largely self-taught, Ferland apprenticed originally with Mi. Laroche at Cap Santé where he learned old casting methods. He has also researched the use of high temperature thermal spray techniques which reduce the costs of casting in metal tenfold. He prefers to work in steel, a material whose solidity and malleability allows him to juxtapose heavier elements such as I-beams with a variety of other metal forms such as rectangular grates, rods and poles. The exteriors are corroded, acted on by time. The finished result is a kind of dialogue between the heavier mass forms which are an equation for the force of physical reality and drawn space - the inner imagination. This personal unself­conscious exploration is anathema to current trends in the packaging of ideological statements.

 

Grégoire Ferland, Mouvement primitif, 1989. Acier. 292cm x 172cm x 175cm

Recuperation and the use of product cast-aways has been around for a long time - much longer than the current trends will admit - but it was never called that. We can see it in the works of Anthony Caro in 1960 -a sculptor Ferland admires for the absence of theoretical ballast in his work and Caro's respect for the role of sculpture in a living, social environment. The paradoxes which exist between material structures and the fra­gility of life are apparent in l'Abri, where a surprising, leaf­like metal shape hangs sus­pended, balancing tenuously or, elongated curving metal rods which project out into the gal­lery space. Figer dans !e Rock, an earlier work, has less of this living narrative and is com­posed of three thick metal I­beams which work in relation to each other as mass upon mass. We feel the impasse of practical reality - the weight of rational living which holds our natural, creative forces of volition cap­tive as unreleased potential for dynamism. While formalist in his "truth to materials", Ferland's narrative expressions defy narcissism. In Lourdeur, a large metal grill floats atop heavy structural I-beams which sit incongruously atop tiny metal legs. Like a large insect, it seems transfixed in a state of tentative, hypnotic motion. The work seems to have its own integral presence, an identity, and we don't really know who is looking at whom.

 

More than anything, Grégoire Ferland's series of large-scale sculptures at La Galerie Espace are an attempt to explore the core of our iden­tity as personal and social beings, where our volition remains as part of a universe in a constant state of mutation, continuously held in check by the oppressive weight of the structures we have created. These works are not explosive as statements but dynamic for their ability to suggest our ori­gins within ourselves, our na­ture, through the interplay be­tween materials used and the artist's imagination. Grégoire Ferland will be exhibiting at 14 Sculptors Gallery in New York from June 6 to 24.

 

John K. Grande

ESPACE Volume 5, N° 4 Été / Summer 89 p.47

Grégoire Ferland's sculpture finds no limits

 

Joseph Merkel

 

Montreal sculptor Grégoire Fer­land pursues new frontiers in his sec­ond New York solo show at 14 Sculp­tors Gallery, 164 Mercer Street, in Soho, through March 9,1991. The joy of the process of creating is behind his title, "No Limit inside the Limit," for he says, "There is no limit to joy between the frontiers of life and death."

What makes his art a great pleasure is that he is creating his own environ­ment, his ambience, the world which finds a great meaning for himself. Fer­land makes a fantasy concrete in dis­covering a locale between the animate and the inanimate, materials of steel that have human import. He creates an environment, or at least the largest work, "Force et Memoire," which resembles a giant insect or steel robot, is set within a rectangular field, a grid of heavy wire mesh four feet high and 20 feet long. One sees the steel piece within sticking out above the fence, whose grid gives an optical effect as one walks by.

A related but smaller welded sculp­ture also employs wire mesh, as well as long rods and cut up iron slabs, sitting at an angle that makes it seem another giant creature stealing out of a factory. A huge soiled piece of cloth graces one wall of the gallery, kept whole by large sewing, a long red wood bar and a few blueprint markings. This states more the waste product character of the material than the metal pieces.

One is impressed by this installa­tion, not because of its meaning, for the items are generic, and therefore intentionally ambiguous, but by the fact that its interpretation is consis­tent. Ferland's material represents a man made mode of existence. All is derived from a very material society, from the process of factory produc­tion. The four large pieces are from , production, transformed to a non practical or non utilitarian end, one to which Grégoire Ferland gives a new significance and a new creation. The work gives Grégoire Ferland no limit of joy. Ernest Hemingway would have said, "It feels good."

 

Gregoire Ferland, "Force et Mémoire," at 14 Sculptors

ARTSPEAK  now available at Ferris Booth Hall, Columbia University

New York, March 1991

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GRÉGOIRE FERLAND

14 SCULPTORS GALLERY

 

Essentially disquieting and strangely foreign, Grégoire Ferland's welded assemblage pieces explore the core of our being, our biological essence, through animating form. These are obtuse creatures, whose primordial gestures mimic the incantations of our daily routines; they move hesitantly, with an im­plied anxiety that mirrors the anxiety of our progress in a post-industrial world. They seem like distant cousins who have adapted to another specific environment. Mouvement Primitif (Primitive move­ment, 1988) consists of an elongated metal screen supported by a sequence of rods; some of these rods form legs, others pro­ject through the grid corpus like waver­ing antennae. The piece resembles a large insect transfixed in a state of hypnotic mo­tion, its corroded exterior and open im­perfection seem to be the result of expo­sure to the elements. The jagged yet grace­ful angularity of the piece, the interplay between composed elements and sur­rounding space, positive and negative values, recalls the musical compositions of John Cage.

L'Abri (The shelter, 1988) has a surpris­ing leaflike shape that hangs suspended, as if by accident, atop two crossed tensile rods. Eloquent and lyrical, it suggests a dialogue on male-female relations. The leaf shape is compositionally juxtaposed with the arabesque lines of the support rods in a kind of archetypal balance, a manifesta­tion of Jung's animus-anima principle. The male and female elements are unconscious­ly present in their counterparts, and act as a bridge leading to reflection.

Turning Around, 1989, has a fixed cen­tral post rising perpendicularly from the gallery floor, and carries a series of horizontal rods along with a small screen. The exterior surface is painted over with a dark, fiberglass patina. The implied cir­cle it draws through the surrounding space continues Ferland's Neoplatonic dis­course. By working with sculptural assem­blage via an automatist method, Ferland's gestural works become a kind of allegori­cal fantasy. While formalist in their truth to materials, these pieces also possess a degree of narrative expressiveness. Chips, 1989, is a simpler composition with a grid structure supported by four legs whose forward motion is stopped in time. The sense of suspended animation calls to mind the instinctive, reactive nature of animals for whom time is experienced, rather than reflected upon.

The idiographic integrity of these works, their camouflaged character, is open and unassuming, devoid of ideo­logical baggage. It suggests a deeper mean­ing than mere visual alliteration. These un­conscious metaphors appear to be the ex­pression of a certain malaise, which seems to be more a result of humanity's aliena­tion from itself than from nature. Ferland's art has not severed its connec­tions with our distant, integral self. It im­plies that, by nature, our movements are as predictable as those of any other species; by reason, our daily activities and gestures will continue to seem haphazard.

 

 -John K. Grande

 

ArtForum

New York Reviews

p.175

Octobre 1989

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