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2022

Tout commence par un rêve

2022

L'échelle est un symbole important.
Elle est le symbole par excellence de l'ascension et de la valorisation, se rattachant à la symbolique de la verticalité. Une ascension graduelle et une voie de communication. Il y a dans l'échelle une idée d'élévation par ses propres moyens. Ce message est positif dans la mesure où le rêveur, même s'il peine, gravit les échelons. Il est assuré de monter des degrés dans la hiérarchie de sa vie.
Le symbolisme de l'échelle peut être initiatique, car les premiers échelons étant en bas, le rêveur qui monte des degrés est informé qu'il quitte une zone inférieure pour atteindre les échelons supérieurs. S'il manque des barreaux ou que l'échelle est instable, il est signalé au rêveur que le moment n'est pas encore arrivé de sa stabilité et que des oscillations entre ses idées et ses possibilités l'empêcheront d'être réellement équilibré et, surtout, de progresser.


Quand vient la somnolence alourdir ma prunelle,
En moi je vois passer, songe mystérieux,
L'un après l'autre, en long cortège, mes dieux,
Spectres psalmodiant une plainte éternelle.

Ils viennent tous, couverts du linceul, et mes yeux
Regardent défiler leur suite solennelle
Qui glisse, libre de la parure charnelle,
Horriblement silencieuse, sous les cieux.

Et je suis devenu, tandis qu'ils sont passés,
Triste, songeant qu'un jour, ainsi qu'eux, trépassé,
J'aurais l'aspect sinistre et les vieux os livides.

Et je tremble d'avoir, au fond de mon esprit,
Vu le destin de l'homme en lettres d'ombre écrit
Dans l'effrayante horreur de leurs orbites vides.
La rêverie nous met en état d’âme naissante.
Les mots rêvent.
La rêverie poétique ranime le monde des premières paroles.
Il y a une eau dormante au fond de toute mémoire.
La main aussi a ses rêves.
Le rêve est une force de la nature.
L’homme est une création du désir, non pas une création du besoin.
La lampe met en attente les songes qui vont nous envahir. Pour entrer dans les temps fabuleux, il faut être sérieux comme un enfant rêveur.
Le rêve peut avoir de la suite dans les idées.
Le monde est beau avant d’être vrai.
Toutes les nuits, le rêveur recommence le monde

C’est à travers le rêve que l’on peut entrer en contact avec les racines de son être et ses véritables besoins. Quand on rêve éveillé, l’esprit prend le temps de régler des questions plus importantes. Laisser son esprit vagabonder permettrait d’être plus créatif.

Le rêve éveillé stimule le cerveau. Selon les neurologues, l’activité de nombreuses régions du cerveau augmente lorsque l’esprit vagabonde.
C’est au cours d’une crise, lorsque notre vie est particulièrement menacée par les circonstances extérieures ou notre désarroi intérieur, que l’on fait les rêves les plus nets, les plus révélateurs.

En laboratoire, des tests prouvent que des patients réveillés au moment du rêve, période du sommeil paradoxal, connaissent une dégradation de leur état de santé au bout de quelques jours. Le rêve est indispensable à notre équilibre, c’est une soupape de sécurité. Les attitudes les plus intellectuelles, les plus spirituelles, nuisent à cette intégrité lorsque, trop exclusives, elles n’accordent point, aux émotions et à la chair, la part qui leur est due. Le rêve semble rétablir l’équilibre entre les différents plans de la personnalité, afin qu’ils se complètent plutôt que de s’entre-détruire.
Ainsi une foule d’embarras de rêve est exclue automatiquement de la veille, et la veille même, par elle seule, annule toute une catégorie de casse-tête. De même, alors que l’esprit éveillé trie et classe, le rêve échoue à séparer et distinguer. Le rêve mêle au maximum ce que la veille sépare, et chez les esprits très conscients, sépare au maximum. Si le rêve ne discrimine pas là où la conscience vigile sépare, où l’attention discrimine, il ne hiérarchise pas non plus les choses selon leur importance, dès lors tout ce qui advient dans le rêve est vécu comme également important et sérieux. Rien de négligé, d’insignifiant en rêve. Dans le rêve, le fait capital est l’équivalence d’action d’événements des ordres et des échelles les plus différents, ce qui lui manque est une hiérarchie des importances. Il suffirait de s’imposer cette condition. En outre la tonalité mentale n’est pas perçue en rêve, par opposition aux tons de la veille, à la capacité de l’esprit éveillé de distinguer par exemple le littéral du métaphorique, alors que le rêve est l’état de réalité des figures.
Si le monde était parfait, nous n’aurions pas besoin de le rêver. De même, si nous n’étions pas en quête d’un idéal, le rêve n’aurait aucune raison d’être. Les rêves nous montrent la direction et le sens, sans forcément que nous en ayons une claire conscience sur le moment. Le cœur trouve souvent ce que l’intelligence met du temps à comprendre.
Le premier type de rêverie survient dans un moment où une perception présente, qu'elle soit déplaisante ou agréable, est abandonnée au moyen du relâchement du contrôle conscient, pour faire place à la vacuité d'un contenant qui se remplit d'un contenu, le rêve de jour précisément, qui permet que s'accomplisse un désir. Son contenu se trame sur des restes de conflictualités passées, réactivées par des perceptions présentes. Il a des tonalités affectives de plaisir ou de déplaisir et la valeur d'un scénario fantasmatique associatif à partir de la perception qui l'a provoqué.
La vie réelle forme un tout continu, tandis que les rêves ne se continuent pas les uns les autres. La série de mes journées forme une vie unique, qui se suit, qui se tient.
Je reprends aujourd’hui ma vie d’hier, et je reprendrai demain ma vie d’aujourd’hui; pendant le sommeil, le cours n’en est que suspendu; je repars le matin du point précis où je me suis arrêté le soir; je me retrouve dans le même milieu, occupé des mêmes pensées, en proie aux mêmes soucis, pris dans le même engrenage d’événements ou dans le même tourbillon de passions; c’est bien le même fil qui se renoue.
Au contraire, nos rêves ne forment pas une existence qui se suit; le rêve d’une nuit ne vient pas se relier au rêve de la nuit suivante; ce soir, en m’endormant, je suis à peu près sûr de ne retrouver ni les paysages, ni les personnes, ni les circonstances, ni les impressions de mon dernier rêve; le cauchemar le plus diabolique pourrait succéder à un délicieux roman. Il n’y a pas seulement incohérence à l’intérieur d’un même rêve, il y a discontinuité entre nos rêves successifs.
Les rêves de nuit et de jour sont d’autant plus intéressants qu’ils appartiennent au processus de la création. Ils jouent un rôle majeur dans l’évolution de l’homme. Ils nous renseignent sur nos besoins profonds. Le rêve devient ainsi un guide vigilant.

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