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2019

Solus

2019

Solitude subie est dure à vivre, par contre quand elle est choisie, c'est le paradis.
Confusion grave entre solitude et être solitaire
Être soi, s'accepter et donc s'aimer...
Je rentre en moi
A pas de loup
Rencontrer le miroir
Le vide fait son entré
Je regarde en arrière
Je m’évade le temps de la lumière
Collaboration aux textes Son et éclairage Lecture/voix Comédien
Sébastien Larivée
Francine Lemay Sébastien Croteau Rhéa Ferland Amélie Choquette
Jerry Espada Sébastien Larivée Simon Gosselin
Jeanne Deslandes


21 septembre 2019 16hr. 164 Saint Jacques, East Angus
1. Intro / arrivée du public / projection du programme et des crédits.

2. Son et lumière sur la cage vide


3. Texte de Greg / Les comédiens circulent autour de la cage

Solitude aussi maladie

Dans notre nouvelle société individuelle
L’humain parfois est désespéré
Désespéré de ne pas rencontrer l’autre

Pour sa reconnaissance
Il va jusqu’à commettre des actions publiques
Vides de sens

La solitude négative entraine vers la folie
Suicidaire et irréversible

Plus dramatique dans la jeunesse
Puisque l’énergie est au maximum
Le cerveau convulse

Cet état de société est nouveau
Relié aux médias sociaux
Souvent la déconnexion de la famille
Devient le paysage réel

La déconstruction relationnelle humaine
Demande un temps pour s’adapter
A cette nouvelle solitude

Un temps générationnel est nécessaire
Pour normaliser l’espace avec l’autre tout proche

Une mutation énergétique

Dans l’histoire cette solitude se manifestait
Par le grand regroupement d’homme partant faire des conquêtes inutiles

Le déséquilibre devra survivre
Comme il a déjà fait

Une mutation va s’exerce


Presque oublié

Toutes ces années de courses et de quête
Morceaux de vie tel un casse-tête
Trouve ça place enfin
Silence
Bien-être en dedans

Toutes ces années
Me pénètrent doucement comme la neige

Mes pensées rebondissantes me reviennent vierges affolées
Dans le silence qui m’entoure
Vacarme intérieur prend toute la place
Aucune présence en solo en rondo
Sans écho sans réponse sans retour
Enfermée enclos
Muette et sourde
Que souffrance


Solitude hivernale


Seule dans la blancheur
Silencieuse j’entends mieux ce qui vient du dedans
Tout y est blanc aussi comme cette page
Cette fin d’après-midi en mon âme c’est l’ennuie
Manque la présence de ceux qui sont partis
Mes amours dispersés dans le temps
Mes enfants aimés donné à la vie me frôlant à peine
En quête de devenir
Je suis seule engourdie
Seule une partie de moi-même est figée statut de sel
Par toutes ses images du passé

Pourtant pourtant mon nez s’étire vers l’avant
Flairant une odeur nouvelle
Intrigante rassurante m’appelle
Gonflé de richesses inexplorées
De parfums d’intimités
Je respire bien plus je respire
Est-ce possible tel un élixir
Ces fragrances me ressemblent me rassemble
Partie de moi éparpillées en un tout retrouvé
Joie du retour à soi
Encore discrète à permettre
Oui oui entrez asseyez-vous faite comme chez vous



Élan de vie
Élan de vie printanier
Heureuse félicité de l'été arômes et parfums
En hiver un feu dans la maison
J'habite les saisons à ma façon
Plaisances enivrantes
Tout au creux de moi sur et dans ma peau
Ressentir être vivant au rythme du temps
Vibrant intimement en solo
Pas d'enfants qui chialent
Pas de chats qui miaulent
Libéré de tout irritant
Pas de voisin bruyant
Pas de mari exigeant
Pas de chicane dans ma cabane
Que moi-même à satisfaire
Y arriverais-je ?
Y arriverais-je ?

Seule c'est mieux qu'être à deux malheureux
Encore faut-il s'y plaire
Grand défi du solitaire
Ma tête bien rangée
Si tout dans ma tête est bien rangée
Que tout est bien décidé
On a plus à penser
Ce faisant c'est de toute humanité dont tu es coupé
Car chaque nouvelle rencontre est une menace
Ainsi soit-il !
Mieux rester seul sous la coupe ou sous la cape
Du dogme
Prêt à prêcher une existence

Seule avec mon chien

Seule avec mon chien et mon chat
Qui me suivent pas à pas
Comme moi ils apprécient la compagnie
Assise face au soleil du sud-ouest
A demie abritée du vent frisquet
J'observe le ruissellement de la neige fondante
Là à quelques mètres devant mes pieds
Souvenir de la présence de Denis
Qui m'accompagnait dans cette oisive activité
Du jeune printemps arrivé Jusqu’à ce qu'un frisson nous invite
À rentrer à la maison
Je suis toujours là à gouter, à écouter
Ces instants gorgés du silence de l'hiver
De l’hiver à son trépas
De plus en plus
Je me dis
Peu importe où je suis J'y suis...
Y a-t-il vraiment mieux ailleurs qu'ici

Vraiment seul
Il n'y a rien
Rien que moi
Pas de toi sous mon toi
Pas d'eux non plus
Ceux que j'ai connu autrefois
Il n’y a rien rien qui me fait du bien
Il n'y a rien rien que je veux
Allez-vous-en
Vous ne comprenez rien


5. Le comédien au micro lit un texte, puis tranquillement entre dans la cage

S’OUVRIR LES PEINES

Souffrances de vie
Jours et nuits
Se noyer dans les mots
C’est plus beau

Chercher refuge entre les phrases
Derrière les lettres
Dans les espaces

Fuir dans les images
Créations de l’âme
De l’échec sans drame
Du sourire aux larmes

Dans l’ombre de votre mort
Je vous aime encore
Madame


6. Au micro lecture de la comédienne, avant d’entrer dans la cage
Solitude d'enfant
Du plus loin dont je me souviens
Je me suis toujours sentie seule
Comme une étrangère au village
Comme une intruse dans ce monde inconnu
Je cherchais un signe, un lien, un repère
Rappel vague de qui j'étais
Chaque visiteur allumait l'espoir
Allumait l’espoir
De retrouver mes semblables
Qui parlerait mon langage
Solitude que j'oubliais parfois
Dans les yeux imaginaires de mon enfance
Là j'y faisais de belle rencontre
Là je pouvais être tout sans offense

Aujourd'hui tel un oiseau
Après de nombreuses envolées
Je prends une pause
Sur une branche je reprends mon souffle
Mon corps est fatigué je suis seul
Je réfléchis … Qu'ai-je appris ?
7. Projection œuvre : Fantôme / personnage


Surpris (nuit)




Les jours ont enroulé les souvenirs
Toute la route parcourue remonte dans le silence
Je marche la nuit plus de sommeil



Seul dans l’espace mes bruits ne sont plus un dérangement
Les bruits de l’escalier ne sont plus un obstacle
J’ouvre la radio la machine à café il est 3hrs du matin



Si j’ai envie de faire une tâche à voix haute
La nuit dans le noir je marche comme le jour
Je remonte me coucher mais le lit sera froid

Soliloque


Solide solitude
L’ombre de ta longue silhouette couvre mon espace social
Je te désire solitude
Vivement et viscéralement
Je te réclame en une loyale et créative séquestration
Le souffle de ta tendresse – cycle nécessaire – habite mon devenir


En ta présence, la danse de la création anime mon imagination imaginante et imagée
Les muses entonnent, d’un seul souffle, de pures volutes mélodiques, d’inspiration divine


Parce que mon âme t’appelle, solitude
Chauffe-la
Chauffe-la à bloc
Chauffe-moi de ta créative essence.
Souffle sur ma candeur
Recentre-moi sur mon être profond
L’autre est qu’un miroir qui me déplace, ailleurs
Excentrée
Et excentrique
Souffle en moi solitude
Reviens vers moi et enveloppe-moi de ta chaude caresse
Fais-moi entière, autonome, souveraine

Souveraine solitude



8. Dans la cage. Côté femme en action. Objet : veste de laine.



VIEILLE ÎLE EN MÈRE

Loin de l’agitation de l’animation de l’action de l’exploitation
Loin du continent sans pont pour traverser
Loin de l’autonomie
Loin des petits bouts de terre qu’elle a jadis élevés
Avant les grandes montées avant les raz de marée
Avant les grandes pluies de la vie qui les ont emportés

Sa terre est plus plissée plus petite plus voûtée
Des morceaux entiers d’elle sont partis engloutis dans le passé
Un passé oublié par ceux qu’elle aimait
Par ceux qu’elle aidait à garder la tête hors de l’eau
Au début du grand courant de la vie

Loin du continent elle n’est plus de son temps
Elle n’entend plus les vagues
Elle oublie le temps
Ce temps incontinent fuyant une couche à la fois

Vue du continent elle s’éloigne
Vue du continent elle est déjà partie trop loin de lui
Elle n’en a plus pour très longtemps
Les brumes du large l’emporteront
C’est ben normal à son âge

Vue de la vieille île elle n’a pas bougé
Elle est juste là figée
C’est juste un peu d’eau sur le passé qu’hier encore la connectait
Juste un peu d’eau
Mais juste assez pour la laisser aller alitée
Seule sur son lit longue durée

On ne peut rien contre le temps agité
On ne peut rien contre les tempêtes de la vie
On ne peut rien contre l’oubli
Elle n’est plus dans le train-train de la grande vitesse
C’est comme ça c’est ainsi
On ne ralentit pas le temps c’est fini tant pis
Ralentir c’est mourir et on ne veut pas mourir
On veut vivre vieux à tout jamais accrochés au continent
Toujours accroché au mouvement

Pas le temps de prendre le bateau pour la saluer
Juste pour être là comme elle l’a déjà été
Juste pour un peu l’aimer pour un peu d’humanité
Pas le temps de s’enfermer pour jaser
On attend la prochaine grande marée
Celle qui l’emportera
Engloutie à tout jamais
Elle aura existé le temps de son utilité
Obsolescence programmée de la vieille île en mère
C’est bientôt le temps de l’aide médicale à sombrer


9. Dans la cage. Côté Homme. Ordi/tablette

LES ILS DU NOUS OUBLIÉ


Dans le sous-sol d’un social en perdition
Des solistes pitonnent leur solo visuel devant une foule virtuelle
Sollicitation des écrans pour mieux se connecter à l’envie de la vie
Recherche d’une solidarité d’aimer de commenter de partager
Sans regard sans égard sans se voir

Paradoxe d’un Nous divisé séparé pour mieux consommer
Pour mieux consommer l’autre par centaines par milliers
Sans s’engager sans s’assumer sans se démasquer

Isolé d’un Nous pour vrai
Un Nous simple non programmé spontané
Ne cachant aucune vérité
Sans sophistication sans trahison
Le Nous pour de bon
Le Nous volontaire et volontiers
Gratuit
Les yeux dans les yeux
La main dans la main
Le Nous qui soutient
Sans abandon sans exclusion
Le Nous de nous
Le Nous qui fait de nous ce qu’on est
Le Nous comme dans humanité
Le Nous obligé
Pour rêver pour exister
Le Nous pour retrouver qui on est
Le Nous de la sociale société
Sollicitant l’unité de nos indissociables individualités


10. Dans la cage côté femme en action (avec miroir). Texte Sébastien.


Le discours du temps


Inventer le discours du temps
Celui qui inclut tout dedans
La chaire, la peau et les idées
Le chemin, la pause et l’arrivée


C’est le décor de l’âge d’or
C’est quoi l’espoir d’y être encore
Chaque matin on se soulève
On marche on respire on crève


Ok à la fin mais avant
On marche on voyage longtemps
On entre dans le monde humain
Où tout va - où tout peut aller - bien


L’action ne se termine pas
On continue sans cesse par là
On accumule toutes les choses
Nos pensées virent du bleu au rose


Embourbé dans le temps
Conserver les objets d’avant
Entassé dans les quatre coins
Comme le foin - même le foin


Tout va vers le bas - n’est-ce pas ?
Jamais rien ne s’arrêtera
Sinon mon souffle vers la fin
Pour retourner dans le jardin




Et on redeviendra poussière
Pour engraisser le sol d’avenir
Ou redevenir étoile d’hier
Hé oui - tout finit par finir


Tu attends quoi de la vie, là
/
Rien, surtout rien, sinon demain
/
À quoi tu rêves justement demain
/
D’être là, justement, là


Le miroir du temps disparait
Je ne vois que l’horizon
Ce qui est et non ce qui devrait
Je vois du haut de mon balcon


Et la cage dorée fermée
Barrière infinie en mouvance
L’envie de l’évanescence
Pour le dur moment ou tout veut continuer


Le temps - le temps encagé
Dans nos têtes embrouillées
Nos corps désarticulés
L’atteinte de l’éternité


Nos pensées épuisées
Cherche à agir avec légèreté
Avec agilité vers la sortie
Mais quel fil nous tient dans l’axe de la vie ?


Contenant l’espoir épris
Prisonnier du temps tordu
Quelle distance garderons-nous
Pour saisir le présent ici ?



Attendre avec impatience
La sagesse et l’aisance
Se pointeront-elles à l’heure prévue
Serons-nous pris au dépourvu


Que comprenons-nous de nous même
Dans cette perspective
Cette post-civilisation
Robotisée à fond


Sans relation
Sinon un bip.
Un clic.
Lumière bleue


Tous ses fils minces qui nous relient
Transparence du temps qui passe
L’aisance ne se lasse
Au fond qu’à la fin de la vie


Les derniers moments ne le sont pas
Le vert du sol demeure
Le bleu éclaire même le moment sombre
Le ciel est un tapis - nous marcherons dessus


Ensemble renoué
Surpris et pris
Dans l’enlacement des rayons de soleil
Qui percent comme l’espoir


Les semences en dormances
Tout est en attente
Et finalement recommence
On remonte la pente







Finalement n’attendre rien
N’est pas banal sinon solution
Nous ne serons pas plus mal
Avec rien dans les mains


Rassurer par ce qui nous entourent
Nous nous étourdissons d’un petit rien
Étendu sur la vague évanescente
Du retour sur un petit bout de terre


Jamais de fin
Ni de recommencement
Tout continu
Comme il se doit




11. Dans la cage côté homme. Action/Réflexion. Texte de Greg.


Solitude imposée, apprivoisée, acceptée


Le silence apparut tout à coup
Mon œil a regardé derrière la porte
Pas de réponse seulement de l’écho


Personne à la table pour partager
Tout s’agrandit se démesure
L’espace est anormal


Pas de chagrin de l’inquiétude
L’escalier est plus long
Les corridors sans fin


Détour écoute regard profond
Pas d’appel de la chambre
Pas de bruit dans la cuisine


Pas de colère pas de joie
Pas de nuance dans le lit
L’uniformité de l’espace


Seulement le bruit de mes pas
Le vide fait son entré
Je regarde en arrière


Sur le frigo il reste des notes
Je marche à travers les pièces
Referme les tiroirs




Les souvenirs sont trop proches
Ils me frôlent du coin de l’œil
La normale se défait


Tout devient surdimensionné
L’horizon invisible s’habite
Les odeurs en courant d’air


Des lieux à déshabillés
Retirer des bouts de vie
L’autre parti trop vite


Des îles dans mon continent
Je reviens sur mes pas
Rejoindre mon familier


Je n’ai rien à vaincre
Apprivoiser le négatif
Ouvrir ma lumière


Je rentre en moi
A pas de loup
Rencontrer le miroir


On pense à la mort
Je refais le chemin
Remonte le film


Je retrouve des livres
Cuisiner son pain
Parler aux amis



Je ne peux pas fuir
Alors je plonge
Dans les distractions


Le train de l’enfer
Gronde dans les nuits
Avec l’imaginaire alternatif


Je dois m’assoir
Parler tout seul
Pour me reconnaitre


Souvent jusqu’à consulter
Pour retrouver mon équilibre
Me réapproprier l’espace




Vers cinq heures le soleil disparait
L’action se resserre
Le marchand de rêve n’a pas sonné


Aucun parfum dans la cuisine
Je ne suis pas malheureux
Le temps m’écrase




12. Jeu dans la cage en interaction (jeu du miroir ?) texte de Jerry.


ACCEPTANCE

Tout va mieux
Tout va beaucoup mieux

Relâchement renaître
Content d’être
Content d’être là
Avec moi
Sans flafla sans contrainte
Juste moi au rythme de mon soi

Libération
Libéré entre quatre murs
Être bien en dedans
En dedans de la boîte
Derrière les yeux
Derrière la porte

Tout se porte mieux
De mieux en mieux
Tout est plus léger
Moins d’efforts à porter à supporter


Apaisé reposé
T’sé c’que j’veux dire t’sé
Simplement être sans paraître
Faire sans peur de défaire
Se respecter
S’ouvrir à soi dans l’absence
S’ouvrir à soi dans le silence
Se trouver se retrouver se pacifier se désarmer
Sans bavardage sans clavardage

Tout va mieux
Tout va beaucoup mieux

Dans l’entrée les souliers sourient à l’espace
S’étendent sur le carrelage sans se préoccuper des dommages
La Loi sur les lacets trempés dans la slush hivernale les menaçait d’expulsion
Les pressions chaussiales sont du passé
Les souliers à lacets sont libres de s’écartiller

Dans la salle de bain la brosse à dent se flatte dans le sens des poils
Elle aime ses courbes elle aime sa couleur
Finie les comparaisons avec la brosse d’à côté

La manette des images et du son ne se cache plus
Elle se prélasse se fait bronzer
Sans craindre ni fuir les procès

Même le désordre sourit
Heureux d’être ce qu’il est
Heureux de s’éparpiller

La vaisselle prend tout son temps
Pour se laver
Pour se ranger

Le frigo est moins ballonné
Lui qui souffrait d’ingestion forcée
Aujourd’hui il parle l’estomac léger

Shuuuttt!
Le téléphone dort
Il n’a jamais autant dormi
Placards armoires tiroirs tirent la pipe au frigo
Ils jouent à qui perd gagne
Ils n’ont jamais autant rigolé



La poubelle sort moins souvent
Ça n’a pas l’air de lui déplaire
Surtout en plein hiver
La poussière s’est faite plein de nouveaux amis
Elle en a de partout
Elle s’épanouit
C’est beau de la voir grandir ainsi
Laveuse sécheuse s’ennuient un peu
Mais elles se sont bien adaptées
La méditation agrémente leurs journées
Elles ont repris des couleurs
Elles sont plus détendues
Seul le lit ronchonne
Il se plaint de son dos
Il se sent oppressé d’un côté
Il a le ressort débalancé
Demain il voit son ressoropathe
Une sommieïté qui fait des miracles
Non vraiment
Tout va mieux
Tout va beaucoup mieux

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